Atlantide : Retour sur les expéditions soviétiques au large des îles Madère

images-carte1235Dans le courant des années 70-80, de nouvelles insolites concernant certains fonds de l'océan Atlantique défrayèrent la presse soviétique.

Les journaux annoncèrent la découverte de vestiges d'anciennes constructions sur les pentes supérieures d'une montagne sous-marine située à environ 400 km au large des côtes portugaises sur l'élévation du banc Ampère, un important mont sous-marin découvert par des chercheurs français. Il s'agissait d'un banc dont le sommet, de faible dimensions, se trouvait à seulement 60 m au-dessous du niveau de l'océan.

Il fut découvert le 4 mars 1935 par Jean Danton, ingénieur du service des câbles sous-marins, par 35° 34' latitude nord et 12° 54' longitude est. Ledit banc se trouve dans une région de fonds particulièrement tourmentés comprenant le socle des îles Madère, Déserta et Porto Santo, les bancs de la Seyne (-148 m), Joséphine (-150 M) et Gorringe (-42 m).

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À plusieurs reprises, des expéditions océanographiques soviétiques mirent en évidence des vestiges étranges - vraisemblablement des restes d'anciens murs et de dallages - dans le voisinage du mont Ampère.

En 1977, Vladimir Marakuyev, un océanologue soviétique, naviguait sur le Moskowsky Universitet où une caméra sous-marine fut employée au cours d’une recherche de routine. Un groupe de photographies, apparemment inattendues, furent prises alors mais ne furent développées et étudiées que un an plus tard par Marakuyev.

Ce qui apparaissait être un mur et un escalier de pierre fut localisé à une profondeur de 60 mètres. En fait, il y avait huit pierres dont quatre étaient carrées et quatre rondes. Elles étaient longues d’un mètre environ. Une autre photographie montrait trois pierres régulièrement espacées qui semblaient former une partie d’escalier.

Un savant soviétique réputé, le Dr Andrei Aksenov, directeur adjoint de l’Institut d’océanographie de l’Académie des Sciences d’URSS, prétendit lors d'une interview qui se déroula à Moscou et fut publiée le 21 mai 1979 dans le New York Times, que les structures étaient bien le fait de la main de l’homme et constituaient de parfaits exemples d’une ancienne maçonnerie.

Aksenov ne prit pas position quant à l’origine des ruines, il n’en déclara pas moins : « Je crois que les objets qui apparaissent sur les clichés se trouvaient autrefois à la surface. »

Les Soviétiques avaient tenu à ce que l’endroit exact de ces découvertes soit tenu secrète, en raison des patrouilles de sous-marins atomiques soviétiques à la recherche de cache et d’abri en cas de guerre nucléaire.

Quelques années plus tard, en 1982 puis en 1984, des photos sous-marines prises par l'équipe du plongeur Nicolaï Rizenkov, embarquée sur le navire océanographique Vityaz, révélèrent les restes d'un mur d'environ 2 mètres fait de pierres assemblées et de dalles rectangulaires...

L'expédition de l'année 1984 recueillit, en outre, des données géologiques prouvant que les plateaux supérieurs et le sommet du mont Ampère se trouvaient à l'air libre dans un passé lointain.

Malheureusement, les Russes ne purent revenir sur les lieux, les autorités portugaises de Funchal (Madère) leur en interdirent l'accès, pour des raisons de sécurité militaire.

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Documents

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Ci-dessous, un article du magazine Наука и жизнь (Science et vie), nº 8, de l'année 1986. Contenant notamment quelques photos, cartes et croquis sur les expéditions évoquées supra...

Voir également la conférence d'Alexandre Gorodnitsky, chercheur en chef à l'Institut d'océanologie de Russie (ИО РАН), sur les anomalies du mont Ampère :

Bibiographie :

  • Pierre Carnac : « L'Atlantide, autopsie d'un mythe ». Éditions du Rocher, 2001, pp.76-77.
  • John, D. Singer : « La filière égyptienne aux sources de l'Atlantide de Platon », in Kadath, n°62, pp. 43-44.
  • « Soviet Scientist Says Ocean Site May Be Atlantis, etc... », The New York Times, May 21, 1979.
  • Frank Joseph : « Did the Russians Find Atlantis ? », in Atlantis Rising Magazine, nº 116, 2016.

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